Vins : la notion d’appellation d’origine et la recherche de qualité

L’appellation d’origine constitue un signe d’identification de la qualité et de l’origine reconnu en France depuis 1905, et surtout depuis 1935, avec la création des appellations d’origine contrôlée et de l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao).

Depuis le 1er août 2009, dans le cadre de la réforme de l’Organisation mondiale du commerce, on a assisté à la mise en place définitive du règlement européen et à la généralisation des sigles AOP (appellation d’origine protégée) et de IGP (indication géographique protégée).

Source : INAO

  • AOP :  appellation d’origine contrôlée au niveau européen

En France, la définition de l’appellation d’origine a fait l’objet de nombreux textes publiés au Journal officiel. En résumé, l’appellation d’origine est l’indication d’un lieu géographique d’où un produit est originaire et qui, en raison de sa notoriété, fait présumer un certain nombre de caractéristiques faisant la valeur de ce produit.

  • Législation française et européenne

Si mesures étaient régulièrement prises pour protéger la qualité des grands vins dans les différentes régions de France, ce n’est qu’après les ravages du phylloxéra (lire aussi : Histoire et évolution du vignoble) qu’il est devenu indispensable d’imposer des règles très strictes pour mettre fin à des pratiques parfois frauduleuses. Il y eut d’abord la loi de 1905, portant sur la répression des fraudes et les falsifications des denrées alimentaires, puis la loi de 1919 supprimant les délimitations administratives régionales.

C’est finalement le décret-loi du 30 juillet 1935 et la création de l’Inao qui ont constitué le fondement des AOC. Depuis cette date, aucune nouvelle AOC/AOP ou indication géographique protégée ne peut être créée sans un avis favorable de l’Inao.

Chaque AOC, qu’elle soit régionale, sous-régionale, communale ou qu’elle ne concerne qu’un seul cru, fait l’objet d’un décret publié au Journal officiel, qui précise :

– l’aire géographique avec des limites globales (région, communes …) ;
– l’aire délimitée, parcelle par parcelle, à l’intérieur de l’aire géographique ;
– le ou les cépages autorisé(s) ;
– le titre alcoolique volumique naturel minimum ;
– le rendement de base et le rendement butoir ;
– les conditions de taille, de culture et de vinification ;
– la dégustation obligatoire ;
– les conditions de mise en circulation avec des certificats délivrés par l’Inao, relatifs aux examens analytiques et organoleptiques…

L’essentiel, élaboré principalement en 2009, a été repris dans les cahiers des charges, mais avec des modifications sensibles surtout pour le contrôle et la dégustation. D’abord limitée aux vins et eaux-de-vie, l’AOC a été accordée aux produits laitiers (en particulier aux fromages), puis à d’autres produits agricoles et agroalimentaires.

La mise en place de la législation européenne, dans le cadre de la réforme de l’OMC, oblige chaque appellation à élaborer un cahier des charges.

Pour la France, ce dernier est publié au Journal officiel après avis favorable de l’Inao, rebaptisé depuis 2007 Institut national de l’origine et de la qualité.

 

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